Sanctuaire des Grottes de Saint Antoine

Archives de catégorie Blog

ParFrere.David Vern

Homélie : dimanche 17 mai 2020

6e Dimanche du Temps Ordinaire, année A

Six semaines se sont déjà écoulées depuis Pâques. Dans le contexte que nous connaissons, il s’agit des semaines intenses qui ont certainement mis à l’épreuve notre patience et notre persévérance. Nous pouvons espérer vraiment que ce temps nous a aidés à nous renouveler, à voir de plus près et plus calmement quelles sont les choses vraiment importantes dans notre vie et à raviver en nous le désir de suivre Jésus. Ce serait vraiment dommage que tout ce temps soit passé inutilement. En lisant les Actes des Apôtres, il est clair que l’église a été revigorée précisément dans les moments les plus difficiles et les plus douloureux. Puisse le Saint-Esprit, le Défenseur infatigable de l’Église en marche à travers l’histoire, nous renouveler par son action et ses dons.

L’Évangile de ce dimanche nous présente un aspect fondamental de la vie chrétienne : l’amour pour Jésus. La question du Maître est frappante : « Si vous m’aimez …? » Cela ne peut pas être qu’une invitation à nous demander si, et dans quelle mesure, nous aimons le Seigneur ? Je voudrais dire l’aimer vraiment, pas seulement d’accomplir des gestes de prière ou de dévotion personnelle. Jésus veut que nous l’aimions comme des hommes et des femmes matures, des passionnés et libres. Il veut que notre amour soit sincère et inconditionnel.

Le Seigneur nous donne un critère fondamental pour pouvoir mesurer la température de notre amour : «Si vous m’aimez, vous garderez-vous mes commandements?». Nous ne pouvons pas dire que nous l’aimons et ensuite faire ce que nous voulons ou bien suivre notre logique boiteuse. Les commandements de Jésus sont une boussole qui nous guide

et nous aide à mettre de l’ordre dans la vie. Nous disons « commandements » au pluriel, mais en fait, il ne s’agit d’un seul et même commandement, celui qu’Il nous a laissé le soir du jeudi saint : le grand commandement de l’amour.

Or, ce commandement s’exprime au pluriel car il peut et doit s’accomplir, de multiples manières, parce que lui-même, l’amour, est à multiples visages.

En ce dimanche, demandons au Seigneur, son Esprit saint, afin de reconnaitre dans ses commandements, non pas une chaîne qui nous lie notre liberté, mais au contraire, des voies pour la rendre plus authentique.

Amén

fr Carlos, ofm.

ParFrere.David Vern

Oser demander le sacrement de la réconciliation sur le sanctuaire !

Alors que le ‘déconfinement’ approche par étape, les frères prêtres de la communauté vous invitent à les rejoindre les samedis matin de 9h30 à 11h30 les 16-23 et 30 mai, afin de vivre le sacrement de réconciliation.

Rendez vous à l’abri du pèlerin avec vos masques. Les confessions pourront s’effectuer à l’extérieur selon la météo.

Nous vous attendons avec grande joie !

ParFrere.David Vern

Méditation pour le dimanche 10 mai : 5e dimanche de Pâques

L’évangile de ce dimanche nous met en présence de deux apôtres que nous connaissons bien : Thomas et Philippe.

Ce Thomas qui n’hésitera pas par ailleurs à mettre en doute sa foi et Philippe qui visiblement dans cet échange avec Jésus ne fut pas d’une humilité exceptionnelle. ‘Seigneur, montre-nous le Père et cela nous suffit’. Mais Philippe ! Ça fait déjà trois ans et tu n’as toujours rien compris ? On peut dire que la réponse de Jésus a dû le faire sentir bien absurde, pour ne pas dire idiot !

Et pourtant, il avait raison. Philippe n’était peut-être pas le plus rapide à comprendre, mais il savait demander des choses importantes. Sa demande touchait l’essentiel de la mission de Jésus: il est venu pour nous montrer le Père, pour nous réconcilier avec lui, pour nous conduire vers lui.

Pour cela, Philippe n’a pas à rougir : Les hommes brillants posent des questions intelligentes, les vrais sages posent des questions importantes, comme le disait un de mes profs à la catho de Toulouse !

Et nous? Osons-nous poser des questions au risque de nous sentir ridicules ? Interpellons-nous le Seigneur dans notre prière pour qu’Il vienne nous éclairer sur tel ou tel aspect de notre foi ?

Mais est-ce qu’on prie assez pour des choses vraiment importantes, qui touchent notre salut et celui de nos prochains? Pensons-nous à demander que Dieu augmente en nous la foi, l’espérance et la charité comme le demandait Saint François devant le crucifix de Saint Damien ?

Que l’Esprit-Saint nous donne la sagesse de s’occuper des vraies questions et de demander à Dieu ce qui est vraiment important. Comme le demanda saint Philippe: Montre-nous le Père et cela nous suffit.

Frère David

ParFrere.David Vern

Réouverture partielle du sanctuaire : informations pratiques

Chers amis de Saint Antoine !

Réouverture ce lundi 11 mai : Du parc, de l’accès aux grottes, de la ciergerie, de l’église et du magasin.

Le culte public (Eucharistie et offices des heures) reprendra fin mai selon les décisions du gouvernement (probablement fin mai)

Les confessions sont assurées sur rendez vous uniquement (avec port du masque obligatoire) et une permanence tous les samedis du déconfinement de 9h30 à 11h30 à l’abri du pèlerin (confessions en extérieur avec masque obligatoire)

Notre maison d’accueil attend elle aussi sa réouverture prochaine (probablement début juin pour la restauration)

Pour l’hôtellerie, prendre contact par téléphone ou par courriel pour tout renseignement, ainsi que pour la location des salles.

Ensemble soyons dans la joie et gardons à l’esprit de nous protéger sur le sanctuaire par les gestes barrières et le port du masque face à toutes personnes rencontrées (frères, bénévoles et notre personnel)

Paix et bien

les grottes de Saint-Antoine | Brive Tourisme
ParFrere.David Vern

Homélie du dimanche 26 avril : Les pèlerins d’Emmaüs (frère Carlos)

Le récit des disciples d’Emmaüs représente certainement l’itinéraire idéal de tout homme appelé à la connaissance de Dieu à travers un processus fait ensemble et jamais à titre personnel.

Luc parle de manière générique de deux d’entre les disciples. Ils ne font pas partie des douze apôtres, cependant nous savons qu’ils reconnaissent Jésus au moment de rompre le pain. Mais nous savons aussi que seuls les apôtres avaient vu Jésus faire ce geste lors du dernier repas alors pourquoi ces deux simples disciples l’ont-ils reconnu en rompant le pain?

Le texte indique que parmi les disciples, deux d’entre eux, étaient en route vers un village appelé Emmaüs, à environ onze kilomètres de Jérusalem, et ils parlaient de tout ce qui s’était passé. Jésus marche avec eux. Il semble même intéressé par le fait d’accompagner les deux hommes vers Jérusalem où les Onze les attendent.  Le retour dans la ville semble avoir pour but de rencontrer la communauté et cela n’est possible qu’après avoir participé au geste du partage du pain, geste qui renvoie clairement à l’Eucharistie. « À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem. Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons », et commencèrent à raconter ce qui s’était passé en cours de route et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux, à la fraction du pain.

Or, par une proximité bienveillante à l’égard de chacun de nous, une proximité souvent non comprise ou non reconnue, le Seigneur nous amène patiemment au cœur de la nouvelle Jérusalem, ou dans le mystère de la communion avec sa vie divine, Il le fait en concluant une Nouvelle Alliance, nouvelle et définitive qui exprime l’union avec Lui par le don total de sa personne dans l’Eucharistie.

Ce n’est qu’après avoir accompagné cet étranger sur nos chemins, dans cette profonde communion qu’Il nous fait découvrir le mystère de la communauté ecclésiale, sa famille, où Il est toujours présent et reconnaissable. L’événement Emmaüs nous rappelle deux choses, d’abord que c’est l’Eucharistie qui fait l’Église et non l’inverse. Et enfin que chaque fois que l’homme essaie de comprendre le mystère de l’Église d’une manière différente de celle que Jésus l’a enseignée aux disciples d’Emmaüs, il s’expose au grand risque de l’échec et de l’incompréhension.

Demandons au Seigneur la grâce de laisser l’Eucharistie ouvrir nos yeux, de nous faire reconnaître la présence de Jésus afin de vivre la conséquence naturelle de cette rencontre : la participation à la vie de la communauté participation qui garantit cette présence dans le pain partagé.

Fr Carlos, ofm.

Parchristian bernard

Vendredi Saint

Chemin de Croix ce jour, en grande communion avec vous tous.

Parchristian bernard

Célébration du Jeudi Saint

Les frères ont célébré le jeudi Saint

Parchristian bernard

Dimanche des Rameaux

Célébrations des Rameaux ( en privé) par la communauté, sous un soleil radieux !


Notre frère David, toujours en convalescence, était avec nous !
Accompagnons le Seigneur dans sa Passion, ainsi que notre monde.

Parchristian bernard

Semaine Sainte

Les Franciscains vous proposent de vivre la semaine Sainte en lien avec les différentes communautés. Tous les jours sur le site de la Province nous sera présenté le texte du jour, une méditation d’un frère et un chant.

Rappel:
https://franciscains.fr/semaine-sainte-franciscains-rameaux-2020

C’est notre frère Hugues Roque qui ouvre cette semaine sainte.

Ces méditations sont présentes également sur Facebook. N’hésitons pas à
en faire part à nos proches, et aux personnes que l’on connaît.

Bonne Semaine Sainte à chacun. Qu’elle soit le lieu d’un accroissement
d’amour pour Celui qui nous a sauvés….car nous n’avons jamais fini de
grandir dans l’amour,

Et bon courage particulièrement dans ce temps difficile pour tant
d’hommes et de femmes,

frère Michel Laloux

Parchristian bernard

Homélie du Pape François lors d’un moment de prière extraordinaire pour la fin de la pandémie de Covid-19

Par: Vatican.va – Publié le: March 27 Fri, 2020

27 mars 2020

« Le soir venu » (Mc 4, 35). Ainsi commence l’Evangile que nous avons écouté. Depuis des semaines, la nuit semble tomber. D’épaisses ténèbres couvrent nos places, nos routes et nos villes ; elles se sont emparées de nos vies en remplissant tout d’un silence assourdissant et d’un vide désolant, qui paralyse tout sur son passage : cela se sent dans l’air, cela se ressent dans les gestes, les regards le disent. Nous nous retrouvons apeurés et perdus. Comme les disciples de l’Evangile, nous avons été pris au dépourvu par une tempête inattendue et furieuse. Nous rendons compte que nous nous trouvons dans la même barque, tous fragiles et désorientés, mais en même temps tous importants et nécessaires, tous appelés à ramer ensemble, tous ayant besoin de nous réconforter mutuellement. Dans cette barque… nous trouvons tous. Comme ces disciples qui parlent d’une seule voix et dans l’angoisse disent : « Nous sommes perdus » (v. 38), nous aussi, nous nous apercevons que nous ne pouvons pas aller de l’avant chacun tout seul, mais seulement ensemble.

Il est facile de nous retrouver dans ce récit. Ce qui est difficile, c’est de comprendre le comportement de Jésus. Alors que les disciples sont naturellement inquiets et désespérés, il est à l’arrière, à l’endroit de la barque qui coulera en premier. Et que fait-il ? Malgré tout le bruit, il dort serein, confiant dans le Père – c’est la seule fois où, dans l’Evangile, nous voyons Jésus dormir –. Puis, quand il est réveillé, après avoir calmé le vent et les eaux, il s’adresse aux disciples sur un ton de reproche : « Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » (v. 40).

Cherchons à comprendre. En quoi consiste le manque de foi de la part des disciples, qui s’oppose à la confiance de Jésus ? Ils n’avaient pas cessé de croire en lui. En effet, ils l’invoquent. Mais voyons comment ils l’invoquent : « Maître, nous sommes perdus ; cela ne te fait rien ? » (v. 38). Cela ne te fait rien : ils pensent que Jésus se désintéresse d’eux, qu’il ne se soucie pas d’eux. Entre nous, dans nos familles, l’une des choses qui fait le plus mal, c’est quand nous nous entendons dire : “Tu ne te soucies pas de moi ?”. C’est une phrase qui blesse et déclenche des tempêtes dans le cœur. Cela aura aussi touché Jésus, car lui, plus que personne, tient à nous. En effet, une fois invoqué, il sauve ses disciples découragés.

La tempête démasque notre vulnérabilité et révèle ces sécurités, fausses et superflues, avec lesquelles nous avons construit nos agendas, nos projets, nos habitudes et priorités. Elle nous démontre comment nous avons laissé endormi et abandonné ce qui alimente, soutient et donne force à notre vie ainsi qu’à notre communauté. La tempête révèle toutes les intentions d’“emballer” et d’oublier ce qui a nourri l’âme de nos peuples, toutes ces tentatives d’anesthésier avec des habitudes apparemment “salvatrices”, incapables de faire appel à nos racines et d’évoquer la mémoire de nos anciens, en nous privant ainsi de l’immunité nécessaire pour affronter l’adversité.

À la faveur de la tempête, est tombé le maquillage des stéréotypes avec lequel nous cachions nos “ego” toujours préoccupés de leur image ; et reste manifeste, encore une fois, cette appartenance commune (bénie), à laquelle nous ne pouvons pas nous soustraire : le fait d’être frères.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, ce soir, ta Parole nous touche et nous concerne tous. Dans notre monde, que tu aimes plus que nous, nous sommes allés de l’avant à toute vitesse, en nous sentant forts et capables dans tous les domaines. Avides de gains, nous nous sommes laissé absorber par les choses et étourdir par la hâte. Nous ne nous sommes pas arrêtés face à tes rappels, nous ne nous sommes pas réveillés face à des guerres et à des injustices planétaires, nous n’avons pas écouté le cri des pauvres et de notre planète gravement malade. Nous avons continué notre route, imperturbables, en pensant rester toujours sains dans un monde malade. Maintenant, alors que nous sommes dans une mer agitée, nous t’implorons : “Réveille-toi Seigneur !”.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Seigneur, tu nous adresses un appel, un appel à la foi qui ne consiste pas tant à croire que tu existes, mais à aller vers toi et à se fier à toi. Durant ce Carême, ton appel urgent résonne : “Convertissez-vous”, « Revenez à moi de tout votre coeur » (Jl 2, 12). Tu nous invites à saisir ce temps d’épreuve comme un temps de choix. Ce n’est pas le temps de ton jugement, mais celui de notre jugement : le temps de choisir ce qui importe et ce qui passe, de séparer ce qui est nécessaire de ce qui ne l’est pas. C’est le temps de réorienter la route de la vie vers toi, Seigneur, et vers les autres. Et nous pouvons voir de nombreux compagnons de voyage exemplaires qui, dans cette peur, ont réagi en donnant leur vie. C’est la force agissante de l’Esprit déversée et transformée en courageux et généreux dévouements. C’est la vie de l’Esprit capable de racheter, de valoriser et de montrer comment nos vies sont tissées et soutenues par des personnes ordinaires, souvent oubliées, qui ne font pas la une des journaux et des revues ni n’apparaissent dans les grands défilés du dernier show mais qui, sans aucun doute, sont en train d’écrire aujourd’hui les évènements décisifs de notre histoire : médecins, infirmiers et infirmières, employés de supermarchés, agents d’entretien, fournisseurs de soin à domicile, transporteurs, forces de l’ordre, volontaires, prêtres, religieuses et tant et tant d’autres qui ont compris que personne ne se sauve tout seul. Face à la souffrance, où se mesure le vrai développement de nos peuples, nous découvrons et nous expérimentons la prière sacerdotale de Jésus : « Que tous soient un » (Jn 17, 21). Que de personnes font preuve chaque jour de patience et insufflent l’espérance, en veillant à ne pas créer la panique mais la coresponsabilité ! Que de pères, de mères, de grands-pères et de grands-mères, que d’enseignants montrent à nos enfants, par des gestes simples et quotidiens, comment affronter et traverser une crise en réadaptant les habitudes, en levant les regards et en stimulant la prière ! Que de personnes prient, offrent et intercèdent pour le bien de tous. La prière et le service discret : ce sont nos armes gagnantes !

« Pourquoi avez-vous peur ? N’avez-vous pas encore la foi ? ». Le début de la foi, c’est de savoir qu’on a besoin de salut. Nous ne sommes pas autosuffisants ; seuls, nous faisons naufrage : nous avons besoin du Seigneur, comme les anciens navigateurs, des étoiles. Invitons Jésus dans les barques de nos vies. Confions-lui nos peurs, pour qu’il puisse les vaincre. Comme les disciples, nous ferons l’expérience qu’avec lui à bord, on ne fait pas naufrage. Car voici la force de Dieu : orienter vers le bien tout ce qui nous arrive, même les choses tristes. Il apporte la sérénité dans nos tempêtes, car avec Dieu la vie ne meurt jamais.

Le Seigneur nous interpelle et, au milieu de notre tempête, il nous invite à réveiller puis à activer la solidarité et l’espérance capables de donner stabilité, soutien et sens en ces heures où tout semble faire naufrage. Le Seigneur se réveille pour réveiller et raviver notre foi pascale. Nous avons une ancre : par sa croix, nous avons été sauvés. Nous avons un gouvernail : par sa croix, nous avons été rachetés. Nous avons une espérance : par sa croix, nous avons été rénovés et embrassés afin que rien ni personne ne nous sépare de son amour rédempteur. Dans l’isolement où nous souffrons du manque d’affections et de rencontres, en faisant l’expérience du manque de beaucoup de choses, écoutons une fois encore l’annonce qui nous sauve : il est ressuscité et vit à nos côtés. Le Seigneur nous exhorte de sa croix à retrouver la vie qui nous attend, à regarder vers ceux qui nous sollicitent, à renforcer, reconnaître et stimuler la grâce qui nous habite. N’éteignons pas la flamme qui faiblit (cf. Is 42, 3) qui ne s’altère jamais, et laissons-la rallumer l’espérance.

Embrasser la croix, c’est trouver le courage d’embrasser toutes les contrariétés du temps présent, en abandonnant un moment notre soif de toute puissance et de possession, pour faire place à la créativité que seul l’Esprit est capable de susciter. C’est trouver le courage d’ouvrir des espaces où tous peuvent se sentir appelés, et permettre de nouvelles formes d’hospitalité et de fraternité ainsi que de solidarité. Par sa croix, nous avons été sauvés pour accueillir l’espérance et permettre que ce soit elle qui renforce et soutienne toutes les mesures et toutes les pistes possibles qui puissent aider à nous préserver et à sauvegarder. Étreindre le Seigneur pour embrasser l’espérance, voilà la force de la foi, qui libère de la peur et donne de l’espérance.

« Pourquoi êtes-vous si craintifs ? N’avez-vous pas encore la foi ? » Chers frères et sœurs, de ce lieu, qui raconte la foi, solide comme le roc, de Pierre, je voudrais ce soir vous confier tous au Seigneur, par l’intercession de la Vierge, salut de son peuple, étoile de la mer dans la tempête. Que, de cette colonnade qui embrasse Rome et le monde, descende sur vous, comme une étreinte consolante, la bénédiction de Dieu. Seigneur, bénis le monde, donne la santé aux corps et le réconfort aux cœurs. Tu nous demandes de ne pas avoir peur. Mais notre foi est faible et nous sommes craintifs. Mais toi, Seigneur, ne nous laisse pas à la merci de la tempête. Redis encore : « N’ayez pas peur » (Mt 28, 5). Et nous, avec Pierre, “nous nous déchargeons sur toi de tous nos soucis, car tu prends soin de nous” (cf. 1P 5, 7).

+ François